Super User
Témoigange OEE du Naaba Ima Guingri Yamba de Boulmiougou
Témoignage OEE ZANTE Kaditiata responsables des femmes Boulmiougou
Témoignage OEE Bikienga Sibiri agriculteur à Boala
Témoignage OEE du CVD Boala Winminga Boubila
Temoignage OEE Ima Zioumdé
Temoignage OEE Winimga Tindaogo Président Comité Gestion
Assemblée Générale de la CONAGREP
Elle s’est tenue le 27 décembre 2022 et Diobass a été également invité comme acteur au niveau des organisations et associations paysannes. A cet AG, il a été présenté aux participants ce qui suit :
- Explication du processus d’élaboration de la stratégie nationale sur les RPG ;
- Présentation de l’analyse du contexte socioéconomique, contexte politique, contexte environnemental, du Cadre institutionnel, organisationnel et juridique ;
- Présentation de l’analyse des ressources, de l’évaluation des politiques antérieures et en cours ;
- Présentation des acteurs impliqués dans la gestion des RPG ;
- Présentation de l’état des lieux des RPG agricoles ;
- Présentation de l’état des lieux des RPG forestières ;
- Présentation de la plateforme de gestion des RPG ;
Ces présentations ont été suivies de plénière et discussions sur l’état des lieux des RPG et recommandations
Diobass, Ecologie et Société partage ses expériences de capitalisation de savoirs paysans
Du 13 au 15 décembre 2022 s’est tenu à Bobo Dioulasso, la 2ème foire aux savoirs des Projets et Programmes de développement à l’initiative des projets du porte feuilles du FIDA au Burkina Faso Elle a été co-organisée par le Projet d’Appui à la Promotion des Filières Agricoles (PAPFA) et du Projet d’Appui aux Filières agricoles dans les régions du Sud-ouest, des Hauts-Bassins, des Cascades et de la Boucle du Mouhoun (PAFA-4R).
La gestion des savoirs occupe une importance grandissante dans les projets et programmes de développement, notamment ceux financés par le Fonds International de Développement Agricoles (FIDA). Elle constitue un axe d’innovation dans la formulation des dernières générations de projets et programmes. Son renforcement vise à améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des projets et programmes. La gestion des savoirs dans le cadre des projets et programmes de développement est un modelé de partage des connaissances qui garantit la mémoire collective et institutionnelle des interventions.
La 2ème édition avait pour thème central « Quelle stratégie nationale de capitalisation et de gestion des savoirs dans les projets et programmes de développement rural au Burkina Faso ».
Trois (3) sous-thèmes ont été développés au cours de 03 panels :
- Sous-thème 1 : « Démarche de capitalisation des projets du portefeuille FIDA au Burkina Faso » ;
- Sous-thème 2 : « Capitalisation des expériences et pratiques agricoles résilientes au Burkina Faso » ;
- Sous-thème 3 : « Vers une démarche harmonisée de capitalisation et de gestion des savoirs dans les projets et programme de développement rural au Burkina Faso ».
Diobass, Ecologie et Société a été invité à l’évènement pour présenter ses expériences de capitalisation des savoirs paysans au cours du panel 2 "Capitalisation des expériences et pratiques agricoles résilientes au Burkina Faso"
Cette présentation s’est faite selon un canevas et en lien avec la mise en œuvre du Plan d’action en cours 2020-2022. Diobass a donc présenté les points suivants :
- Brève présentation du plan d’action de Diobass Ecologie et Société ;
- Les Principaux résultats atteints dans la mise en œuvre du Plan d’action de DES ;
- Les Savoirs générés et partagés dans la mise en œuvre ;
- La démarche de capitalisation et de gestion des savoirs développés ;
- Les acquis et insuffisances de la démarche ;
- Les suggestions/orientations pour une démarche harmonisée réussie de capitalisation et de gestion des savoirs.
Modification des textes de l’organisation
Un petit rappel d’histoire
La démarche Diobass est née dans les années 1980 au Sénégal au bord de la vallée diobass suite aux constats sur l‘existence d’un déséquilibre dans la communication entre les techniciens et le monde paysan et l’absence de cadres de valorisation des connaissances et des savoirs paysans.
A partir de là, elle arrivée au Burkina dans les années 1990. En 1994 la Plate-forme Diobass du Burkina Faso a été créée et a fonctionnée sous la responsabilité juridique de l’association Diobass, Ecologie et Société qui est une association internationale engagée auprès des communautés africaines de base dans la transformation sociale et technique. En mai 2009, le réseau Burkinabè a été érigée en une entité juridique autonome de droit Burkinabè dénommé Association Diobass Burkina Faso.
Sous la dénomination Association Diobass Burkina Faso, la démarche Diobass et la recherche-action-paysanne ont été déviées progressivement de leurs principes fondamentaux. Les organisations paysannes membres de l’association ne se reconnaissait plus. Bref, on ne faisait plus Diobass. Diobass commençait à perdre petit à petit son âme.
Au cours de l’année 2019, une crise institutionnelle a secoué l’organisation qui a abouti au départ du coordonnateur et des membres du Conseil d’administration (CA) à l’époque.
L’impérieuse nécessité de refondre les textes ou le retour aux principes / valeurs fondamentaux
La crise de Diobass a révélé des lacunes au niveau des textes. Les problèmes importants identifiés étaient :
- Le statut et le règlement intérieur sont confus.
- Les organes sont lourds et couteux : le montant de l’AG où il faut inviter deux (2) membres par structure coûte deux millions. Aucun partenaire ne va financer cette rencontre alors que ce n’est pas prévu.
- Il y a des conflits d’intérêt au niveau de l’AG : ceux qui sont dans l’AG sont ceux qui demandent des financements. Il existe aussi des germes de conflits : c’est le bailleur qui définit sa zone d’intervention qu’il veut que son argent soit investi. Dons il y a d’office des membres qui ne seront pas bénéficiaires des appuis du partenaire.
- Pas de diversité dans le CA actuel. Les membres sont composés tous de producteurs. Le CA devait regrouper des personnes ressources et des producteurs.
- Diobass manque d’ambitions.
Au vue de cela, il fallait opérer donc des réformes profondes. Il faut restituer l’esprit et les ambitions de de Diobass.
Les reformes opérées sont :
Au niveau de la dénomination de la structure
Le nom devient maintenant DIOBASS, ECOLOGIE ET SOCIETE (DES). Car le nom Diobass Burkina n’a pas de sens dans le contexte du Burkina. Diobass est le nom d’une vallée du Sénégal. Il faut revenir au terme ECOLOGIE car tout ce que Diobass fait aboutit à des innovations agro écologiques. Il faut revenir au terme SOCIETE car pour parvenir aux innovations, Diobass met en place des Groupes de recherche-action (GRA), organise des réflexions, etc. et tout cela relèvent de dynamiques sociales. Aussi, il faut signaler qu’aujourd’hui c’est l’agroécologie qui est en vogue et tout le monde tend vers l’agroécologie. Mais depuis sa création, l’agroécologie est une tradition de Diobass. Les autres structures parlent de transition vers l’agro écologique. A Diobass, nous parlons de Tradition. Donc il est important de restituer l’histoire.
Concernant les organes de gouvernance
- L’Assemblée Générale (AG) est maintenant réduite à environ 25 personnes. Elle est maintenant composée de :
- Membres fondateurs ;
- Personnes ressources locales (ceux qui ont fait la preuve d’avoir d’aider Diobass) ;
- Personnes ressources étrangères;
- Représentant des organisations paysannes (OP) membres.
- Le Conseil d’Administration (CA) : Il y a eu un mixage dans le CA. Le CA est maintenant composé de cadres et de paysan.
- Des commissions spécialisées ont été introduites dans l’organigramme de Diobass : Il s’agit :
- Des réunions de Plate-forme ;
- Des espaces thématiques de diffusion des innovations : Espace Agriculture, Espace Elevage, Espace Socio économie.
Au niveau de la Coordination technique
Le Secrétariat exécutif devient maintenant Coordination. Car ce sont les OP qui exécutent la recherche-action. L’équipe technique ne fait que coordonner la mise en œuvre et donne des conseils.
Des domaines ont été ajoutés aux objectifs, principes de Diobass : il s’agit de :
- La professionnalisation des organisations ;
- Les changements climatiques ;
- Les activités agro écologiques ;
- L’agriculture familiale ;
- La promotion des activités des jeunes et des femmes.
Les nouveaux textes ont été validés au cours de l’AG tenue le 29 janvier 2022 à Ouagadougou.


